28/02/2022 : ASSEMBLAGES HDR avec LIGHTROOM par Jean-Marc Guillemaut

mars 3, 2022 objectif

POURQUOI ?

C’est une procédure à employer quand la scène est trop contrastée, donc lorsque les conditions de lumière sont telles qu’il y a trop de dynamique pour le capteur, c’est-à dire que l’appareil photo ne pourra pas capter de détails à la fois dans les zones très sombres et les zones très claires : il y aura sous-exposition ou bien surexposition de parties de l’image, voire les deux.  Cela se voit dans le viseur avec les indicateurs de sous et surexpositions, et bien sûr dans l’histogramme si la courbe remonte trop sur les bords.

Un exemple classique est une cathédrale bien sombre avec de magnifiques vitraux illuminées par le soleil.

Dans ces cas de scènes à Grande Amplitude de Luminosité (HDR = High Dynamic Range pour Grande Amplitude Dynamique), on réalise plusieurs expositions pour tenir compte soit des hautes lumières, soit des basses lumières.

COMMENT RÉALISER LES PRISES DE VUE ?

Toujours en mode « priorité à l’ouverture » (A = « aperture ») pour une profondeur de champ identique pour chaque image.  Idéalement avec un trépied pour le meilleur recouvrement possible et en mode « rafale » pour limiter le déplacement des nuages, branchages ou personnages.  C’est la vitesse d’obturation qui varie d’un cliché à un autre.

Enregistrement des fichiers en mode brut =(« raw ») de préférence au JPeG qui est utilisable quand même.

On peut avec mon boitier programmer un bracketing automatique de 3, 5 ou 7 images, avec un décalage d’exposition de 2 ou bien 3 diaphragmes (IL = Indice de luminosité ou EV = exposure value en anglais) de part et d’autre de l’image exposée normalement (avec les réglages initiaux). Cette dernière image n’est pas utile au processus HDR d’après Gilles Théophile.

En effet, d’après les concepteurs de Lightroom, il suffit de deux clichés, exposés l’un pour les zones claires (le ciel par exemple), l’autre les zones sombres (le sujet à contre-jour par exemple) pour obtenir d’excellents résultats.

Rien ne vous empêche de faires des essais naturellement.

En pratique, je travaille à main levée et mon bracketing automatique va non seulement faire varier la vitesse de prise de vue mais aussi les ISO quand nécessaire pour éviter des vitesses trop basses pour une tenue à main levée.

LOGICIELS D’ASSEMBLAGE

Il y a pléthore de logiciels permettant de fusionner les images en post-production (Capture One, Luminance HDR, Picturenaut 3, FDRTools (= Full Dynamic Range Tools), Nik HDR Efex pro, Photomatix Pro, EasyHDR, ….) ; certains sont gratuits.  En poussant trop loin certains curseurs, il est possible d’obtenir des images surréalistes, ce qui n’est pas notre propos ici.

Adobe permet l’assemblage HDR, avec Photoshop et Lightroom mais avec des algorithmes un peu différents, ne donnant pas des résultats identiques.

Photoshop propose plusieurs réglages de paramètres d’assemblage via : Fichier / Automatisation / « Fusion HDR Pro » (c’est à côté de « Photomerge »), notamment « Supprimer les décalages ».

Avec Lightroom, sélectionner l’ensemble des images à assembler, puis faire <CTRL><H> ou bien : « Photo / Fusion de photos / HDR » (voire « Panorama HDR ») : Il y a diverses options ; Je choisis en général « Alignement automatique » (car pas de trépied en général), « paramètres automatiques » (sinon, ceux-ci seront basés sur l’image de référence de la sélection) et aussi « afficher l’incrustation de la correction des décalages » pour définir une correction Nulle, Faible, Moyenne ou Élevée (élimination des images fantômes).

Le processus HDR ne tient pas compte de nombre de corrections des images de départ comme Courbe de tonalité, Corrections locales, Recadrage, Transformation (mise d’aplomb).

Le résultat est un fichier « Digital Negative » (DNG) permettant des retouches poussées, car le curseur « exposition » varie maintenant de -10 à +10 diaphragmes, au lieu de -5 / +5 pour les fichiers de base.

Le nom de fichier est associé à l’image de référence (celle affichée avant la fusion).  Il en va de même pour les assemblages panoramiques, bien entendu.

La fusion HDR se fait en 32 bits, mais le DNG obtenu est un fichier 16 bits à point flottant, le meilleur compromis (selon Gilles Théophile) entre qualité et latitude de correction et taille de fichier.

La taille du fichier DNG obtenu est assez grande, 80 Mo dans le cas d’assemblage de mes images « raw » à 16 Mo chacune (sur 12 bits), ce qui est assez normal car on a beaucoup plus de « matière » dans le fichier résultat.

EXEMPLES d’Assemblages HDR (High Dynamic Range)

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